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Le forum du Club des Saumoniers comporte trois parties : |
Bonjour à tous,
Je vous met en lien un article scientifique qui montre les effets des piscicultures sur des alevins produits à partir de géniteurs sauvages. Les modifications génétiques se produisent très rapidement puisqu'une seule génération suffit et les alevins déversés dans le milieu n'ont plus rien à voir avec les poissons sauvages dont ils sont issus.
Rappelez moi le coût de Chanteuges, cette merveilleuse pisciculture du conservatoire national du saumon sauvage, et surtout ses effets probant sur le stock de saumons de la Loire????
C'est pas gagné!!!
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Bonsoir, probablement qu'il existe d'autres études sur le sujet, en tous cas cela ne modifie pas complétement les gènes, et surtout celui responsable du homing, exemple sur les poissons de la Delphi en Ireland puisqu'il existe une souche sauvage et des individus issus de l'hatchery avec l'adipeuse coupée, sur la rivière de Cong idem, et peut être l'Erriff qui avait besoin de soutien de population par le passé, et la reproduction est croisée (sauvage et hatchery) sur ces rivières et en Bretagne idem!!!
Pour les rivières Bretonnes qui ont un soutien de population l'ELORN pour perte de linéaire frayère en amont du barrage du Drennec et l'AULNE pour des problèmes liés à la continuité écologique et qualité de l'eau etc........c'est loin d'être satisfaisant 2% à 3% en terme de retour il semblerai que les individus issus d'élevage ont une mortalité supérieure aux individus issu de reproduction naturelle soit au stade pré smolt et smolt après en mer, donc il est vrai qu'il faudrait de gros déversement pour garantir un taux de retour au moins égale à la cohorte sauvage.
Pour ce qui est de la rentabilité de ces programmes, les sommes consacrées sont peut être en rapport au résultat ?
Pouvons nous qualifier de gaspillage d'argent pour une aussi belle cause ?
Une chose est certaine temps que les géniteurs sauvages pouvant assurer un nouvelle génération seront prélevés il y a lieu d'affirmer que c'est pas en vue d'augmenter les populations existantes surtout ou la population est à un seuil critique( classé vulnérable UICN).
Pour argumenter je cite les rapports de l'ONEMA et COGEPOMI 2016 2018 maintenir les populations SA existantes par rivière, et au stade actuel il n'y a pas le lieu de remettre en cause le système de gestion des populations mis en place avec la participation de la FNPF et des fédérations de pêche de chaque département.
Puisque les instances spécialisées et les politiques de tout bords ne font rien !!!!
Alors faisons du Saumon Atlantique Français une cause nationale, avec le NASCO l'AIDSA ANPERTOS etc .... combien d'associations pour le SA !!!!
à l'image de nos voisins d'Ireland qui ont fait de Ballina la capitale en €€€€€€€ du Saumon Atlantique.
Loire Allier Auvergne, Sélune Sée Manche Normandie,Basco Béarnais, Bretagne même combat !!!!
cdlt
philippe
Last edited by philippe germain (25-03-2016 23:54:51)
la sagesse n'attend pas le nombre des années, quand, coulera une rivière pleine de grands saumons nous serons des rois.
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voici une lettre adressée au préfet de région que m'a transmis Josselin avec pour titre : EDIFIANT.
Quand on reproche aux politiques de ne pas se préoccuper de la survie du saumon sauvage on à tord et en voici la preuve
PS: j'aimerai faire de l'humour sur d'autres sujets.....
OBJET : COGEPOMI DU 26 SEPTEMBRE 2016
Dossier suivi par : Josselin de Lespinay
Membre du comité de bassin Loire-Bretagne Orléans, le
et du Groupe d’appui du Plagepomi
Réseau Eau de FNE
josselin.de-lespinay@laposte.net
à
Monsieur le Préfet de Région Pays de Loire
en charge du Plan de gestion des poissons migrateurs du bassin de la Loire, de la Sèvre niortaise et des côtiers vendéens
Lors de la séance du COGEPOMI du 21 septembre dernier à Nantes, et en l’absence du Préfet l’après-midi, le député Vigier a pris de fait la direction de la réunion, a imposé un point qui n’était pas inscrit à l’ordre du jour et un vote sur ce sujet. Son objectif était de modifier le PLAGEPOMI en autorisant le déversement d’alevins issus de la salmoniculture de Chanteuges dans la zone dite « refuge » du Plagepomi, réservée à la reproduction et au développement des seuls saumons sauvages provenant de la mer (voir annexe). Les alevins de la salmoniculture proviennent en partie de saumons adultes « enfermés » qui n’ont pas effectué leur grossissement en mer ni de migration permettant une sélection naturelle. Indépendamment ces alevins ont vécu quelques mois dans des conditions artificielles, sans la très forte sélection qui existe en rivière. Ils occasionneraient dans la rivière elle-même, et en dépit de leur moindre adaptation au milieu naturel et sur les mêmes postes, une concurrence alimentaire et pour l’habitat vis-à-vis de ceux issus d’une reproduction naturelle de géniteurs sauvage,.
La question de la révision de la zone refuge n'étant pas à l'ordre du jour, aucun élément n'a pu être présenté en séance pour offrir aux membres une connaissance minimale utile au vote. Si le quorum du Cogepomi était atteint, tous les membres n'étaient pas présents en séance. La DREAL Pays de la Loire, qui présidait officiellement la réunion après le départ du préfet, a accepté de mettre au vote sur le souhait du Cogepomi d'engager une réflexion pour réviser le Plagepomi sur la question de la zone refuge. Les membres présents ont majoritairement voté en ce sens malgré l’avis antérieur contraire du Conseil scientifique du saumon de Loire et l’opposition en séance de l’Onema et de Logrami, conseillers techniques et scientifiques de l’Etat.
Il est significatif que M. Vigier ait affirmé que les acteurs du Haut-Allier considèrent leur opinion comme plus valable que celle du Conseil scientifique. Certains membres du Cogepomi ont extrapolé l'objet du vote pour acter une modification du Plagepomi.
Ce vote est déjà inadmissible sur la forme. Pourtant sans attendre l’avis du Conseil scientifique qui doit se réunir les 9 et 10 novembre prochains, le même député Vigier a fait savoir au préfet de Haute Loire que le Plagepomi était modifié (sic), ce dont le préfet a rendu compte le 26 septembre lors de la réunion du Comité de suivi du barrage de Poutès-Monistrol. Le député a demandé que les déversements d’alevins commencent le plus rapidement possible dans la zone jusque-là réservée.
Nous rappelons que la modification du Plagepomi est du ressort du Préfet de la Région Pays de Loire, et que les manœuvres actuelles sont illégitimes et inacceptables.
Outre ce problème de forme, la question est de savoir si la salmoniculture de Chanteuges est au service du saumon, ou le contraire.
En effet les débouchés et le ‘’placement’’ à tout prix de la production des alevins issus de la salmoniculture semblent prendre le pas sur toute autre considération, et cela sous différents prétextes dont celui d’une éventuelle réouverture de la pêche ou l’affirmation gratuite de ce que les déversements d’alevins en-dehors de la zone refuge ne seraient pas efficaces en termes de retours de saumons adultes. La littérature scientifique et l’expérience montrent que l’alevinage est en tous les cas d’inutile à nuisible, et toujours moins efficace que la reproduction naturelle, celle-ci devant être protégée à tout prix. Ce mode de soutien artificiel est abandonné dans la majeure partie du monde car il a démontré son inefficacité et ses nuisances potentielles. Plus grave encore, cette artificialisation de la souche saumon Allier laisse croire que l’on pourrait avoir une population pérenne à partir des seuls saumons d’élevage, ce qui entrainerait pourtant à moyen terme l’affaiblissement et la disparition de la souche sauvage sans espoir de retour, mais pérenniserait les onéreuses ‘’fabrications’’ de saumons d’élevage et les intérêts de ceux qui les produisent.
L’attitude du député Vigier et des acteurs locaux leur évite de s’engager sur les facteurs limitants du haut bassin en matière d’hydromorphologie et de continuité écologique dans leur département, et laisse croire au public qu’on peut régler le problème du saumon par le simple ensemencement via la pisciculture.
Si comme nous l’espérons dans les prochaines années est résolu le problème du barrage de Poutès-Monistrol, qui bloque la migration vers les meilleures frayères, il sera alors temps de remettre la question des déversements à l’ordre du jour.
En tout état de cause nous n’acceptons pas ce qui apparaît comme un coup de force, et nous emploierons tous les moyens à notre disposition pour montrer le danger et l‘incohérence d’une potentielle disparition de la zone refuge du Haut-Allier.
Bernard ROUSSEAU
Président honoraire de France Nature Environnement
Membre du Comité de bassin et administrateur
Loire-Bretagne
Copies à :
Monsieur le Directeur de l’Eau - MEDD,
Monsieur le Président du Comité national de l’Eau,
Monsieur le Préfet coordonnateur de bassin Loire-Bretagne,
Mmes et MM les Préfets de Région Rhône-Alpes et Centre Val de Loire
Mmes et MM. les Directeurs régionaux de l’environnement, de l’aménagement et du logement :
Auvergne-Rhône-Alpes,
Bourgogne-Franche-Comté,
Centre Val-de-Loire,
Nouvelle-Aquitaine-
Pays de Loire,
Monsieur le Président du Comité de bassin Loire-Bretagne
Monsieur le Directeur de l’Agence de l’eau Loire-Bretagne
Monsieur le Président de la Commission de Milieux naturels aquatique de bassin Loire-Bretagne
Monsieur le Directeur général de l’Onema
Monsieur le Président de Logrami
Monsieur le Président de la Fédération nationale de la pêche en France
ANNEXE SUR LA ZONE REFUGE DU HAUT ALLIER
Pour rappel, la zone refuge du Haut-Allier a été mise en place en 2009 (suite à un avis de la sphère scientifique), pour préserver les habitats réputés les plus favorables et axer le travail sur la restauration du milieu et notamment de l'accessibilité (cf. définition ci-dessous). Ce secteur comprend également l'ouvrage de Poutès, "point noir", ‘’ouvrage prioritaire’’ du Plagepomi et le plus impactant des obstacles pour le saumon de l’Allier. Le plan saumon 2009-2014 fournissait la définition précise suivante de ce secteur : « L’étude des potentialités du bassin met en évidence que la zone amont de l’Allier est la meilleure en termes d’habitats de reproduction. La préservation des qualités de cette zone apparaît donc comme indispensable à la sauvegarde de l’espèce. Aussi, la zone à l’amont de Langeac sera considérée comme une zone « refuge », à préserver, réservée au saumon sauvage :
zone au sein de laquelle l’impact des pressions anthropiques doit être réduit au maximum (obstacles et principalement le barrage de Poutès, qualité de l’eau …)
zone réservée à la population naturelle dans laquelle aucun repeuplement ne sera effectué
zone au sein de laquelle un suivi particulier sera réalisé sur les saumons adultes à la montaison, sur les nids de frai et l’incubation des œufs, sur les juvéniles en phase de croissance puis lors de leur dévalaison.
Par ailleurs, l’ensemble des mesures mises en œuvre à l’échelle du bassin doit favoriser l’accès d’un maximum de saumons à cette zone «refuge » et la dévalaison jusqu’à la mer. »
Last edited by CLOD37 (05-10-2016 14:02:29)
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Bonsoir clod37, très intéressant ce document ! quand l'intérêt l'emporte sur la raison !!
nous reviendrons sur le sujet ultérieurement ! sujet beaucoup trop exposé qui doit être traité en coulisse! le sujet n'est pas censuré, il faut beaucoup de prudence ! document transmis à qui de droits!
merci pour le SA Français
cdlt phil
Last edited by philippe germain (06-10-2016 18:24:05)
la sagesse n'attend pas le nombre des années, quand, coulera une rivière pleine de grands saumons nous serons des rois.
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